Huis clos

 


Jean-Paul Sartre a dit « L’enfer c’est les autres. »

Et comme souvent, les philosophes sont des êtres incompris.

Jean-Paul ne voulait pas dire que tout était de la faute des autres…

« Euh moi j’ai rien fait M’dame… C’est de la faute de eux, c’est à cause de tout le monde sauf de moi m’dame ! »

Non, ce qu’il voulait dire, 

C’est que l’on est toujours dépendant du regard des autres.

 

Enfer et contre tous

On s’enferme dans des extrêmes

En faire des tonnes

Pour que l’autre nous aime

On se réfère à ce qu’il préfère

On slalome

Pour qu’il soit fier

Pour le satisfaire

Le regard d’autrui est notre opium.

 

Et plus... et plus il y a de l’amour, 

Et plus.. et plus on risque… 

Lover… Dose !

 

Christophe Mahé a dit « On s’attache et on s’empoisonne, avec une flèche, qui nous illusionne, faut pas. »

Moi je veux aimer sans abimer.

J’veux pas que l’Enfer, ça soit Moi.

 

J’veux aimer comme un street artist aime son Mur : y poser une jolie empreinte qui marque, mais qui reste délébile. 

Ne pas être une tâche qui attache.

Laisser la possibilité à l’autre de juste m’emprunter avec soin,

Et de me rendre ce dont il n’a pas besoin.

Etre une empreinte que l'on emprunte... 

 

Je veux traverser sans transpercer

Jeter une bouteille à l’Amour

Pour hydrater mais sans noyer.

Etre une trace délicate

Esquissé comme le reflet des voiliers sur la mer.

 

Et pour bien dessiner ces motifs impressionnistes

Petite touche par petite touche

Sans déborder

Il faut veiller à ne pas dépasser ses propres contours.

 

Julien Doré a dit « Faut pas trop m’aimer moi, sinon je panique. »

Un temps pour tout

Intense mais pas tout l’ temps.

Respirer, pour le meilleur

Expirer le pire ailleurs

Rejoindre l'Empire du juste milieu

Sans s’enfermer dans les extrêmes.

Ne pas s'étouffer de trop de je t'aime 


Moi, je veux aimer sans m’abimer

J’veux pas que l’Enfer, ça soit pour moi.

J’veux que les Fleurs du bien continuent de diffuser leur douce odeur

Sur mon corps, dans mon cou.

Dans vos narines.

 

J’veux faire attention à mes failles

Sans croire que c’est l’autre qui va les combler.

Sinon ça pue.

Parce que... 

Nous sommes tous des gruyères qui ne comprenons pas toujours

Les énigmes de nos trous.

 

Mais ça, c’est trop philosophique, et je vais être incompris et c’est vraiment trop injuste.

 

Alors on va plutôt finir comme ça…

Gilbert Montagné a dit « On va s'aimer

Sur une étoile, ou sur un oreiller
Au fond d'un train, ou dans un vieux grenier. »

 

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