Articles

Affichage des articles associés au libellé instant présent

Bouquet final

Image
   Bouquet final   Feux d’artifice de tournesols Les semelles glissent, les grolles décollent. Les cœurs-pétards explosent le ciel Ils tintamarent les hirondelles.   Feux d’artifice de tournesols Les doutes s’hélicent, Vincent se gnole La nuit s’étoile, ses peines s’atonent Il lève le voile, ses joies détonnent.   Feux d’artifice de tournesols, Mes mots : ces vices, trêve de paroles. Pluie de pétales se dévêtissent Mon âme-rafale se décaprice.   Feux d’artifice de tournesols, La tige se hisse, feuille sans pétiole, Ma vie en dièse, plus de bémol Le jour se braise, se déformole.

Dix centimètres sur cinq

Image
  Dix centimètres par cinq   J’veux vivre à Instagram, ce pays merveilleux Rencontrer des gens glams, souriants et joyeux. J’veux voir la vie en filtres, des images bien cadrées Des photos qui m’excitent, des couleurs saturées !   La vie est si facile sur mon application : J’optimise mon profil, j’soigne mes publications. J’veux des likes à gogo, des fans qui m’suivent partout J’veux flatter mon égo, rendre les autres jaloux !   Je surveille mes notifs, seconde après seconde #c’estlegroskiff : des tonnes d’amis abondent. J’leur raconte ma story :   ils sont trop choupinets Vive les flagorneries, mais au fait qu’est-ce que c’est ?   Pas de mauvais esprit : je fais la chasse aux trolls Face aux haters aigris, je snappe, je clique, je scrolle ! J’parle en émoticones, faut vivre avec son temps J’me prends pour une licorne, j’habite dans mon écran !

Mon meilleur ami Frankenstein

Image
  Mon meilleur ami Frankenstein   En ce dimanche de mai, au milieu de la jungle Jovial je gambadais quérant des violons d’Ingres. Mes envies tropicales cherchaient un compagnon Une présence amicale pour vivre l’instant à fond.   Passant de liane en liane, jouait un chimpanzé Au prix d’une banane, je sus l’apprivoiser. « Ca te dit de voler ? » : proposition honnête Doudou aime s’amuser, oser des trucs trop chouettes. Flirtant avec les cimes, mon petit cœur décolle Mais ma joie se périme : jamais on ne s’envole. On reste dans les arbres, le ciel bleu me démange Je deviens exécrable : la limite me dérange.   C’est alors qu’une ara rempluma mes couleurs L’horizon s’éclaira, je lui cueillis des fleurs. « Ca te dit de l’apnée ? » : proposition sympa Je sus me pavaner : elle ne refusa pas. L’oiseau m’aimait tellement qu’elle mit son bec sous l’eau Mon cœur se fit printemps, son teint...