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Tout conte fée

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  Tout conte fée   Il était une fois une jolie princesse Elle dormait dans les bois, n’était pas en détresse. Elle alla voir le comte, il la paya dix sous C’était juste un acompte pour attraper les loups. Elle croisa un jeune roux pleurant dans la forêt Il cherchait des cailloux pour ne pas s’égarer. Il devint son copain et partirent à la chasse A deux, main dans la main, c’est fini les angoisses !   C’était une autre fois, un prince pas charmant Il n’avait plus d’emploi dans ce grand bois dormant. Plus personne à sauver : il faisait le ménage Au bout du conte de fée, il était au chômage. Sa marâtre de mère le raillait, se moquait, Lui faisait la misère à longueurs de journées Vilain petit canard, il pleurait tous les jours Décomptant ses déboires, dans ce compte à rebours.   C’était une dernière fois au fond de la clairière Encore à contre-emploi une gentille sorcière. Elle était à son compte : des po...

L'énigme des 1480

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1480... Dans la peau de Cyrano, Figaro-ci, Beaumarchais-là, Prévert en liberté, Prévert mort ou vif, Bis repetita Ulysse, l'Odyssée, l'Iliade et surtout l'Odyssée Contes à mon moulin d'après Alphonse Daudet... Avide de spectacles, Avignon a comblé Nos envies de miracles, notr'soif de libertés. Classiques revisités ou bien textes au cordeau Nos yeux écarquillés : y avait même des corps beaux... Les vers s'enjambent et les tirades se tirent la bourre Ça flambe, ça tremble, ça badine avec l'amour ! Ça jongle avec les mots, ça danse avec les sons Ça crie même au piano, ça déclame en chansons.   1480... Very maths trip, Very Brad Pitt Mozart vs Mozart, Mozart l'enfance d'un génie Boire, baiser, écrire, un air de Bukowski De Gaulle est de retour, Ceci n'est pas une saucisse Merci vasectomie, La priapée des écrevisses Avignon ville qui vit au rythme des 12 coups Le décor est bondé mais y en a pour tous les goûts...

La Voix de l'eau

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  La Voix de l'eau   On a choisi la voix de l'eau On a pris l'temps de l'écouter : Elle murmurait des trémolos Au rythme des vagues envoûtées.   Nous le bon air, on le respire : C'est tout le contraire d'une apnée, Sur cette île, on expire le pire, Ça nous inspire que l'on renaît.   On se lève tôt, pas d'avatar : On contemple la réalité Le plein d'randos, millions d'hectares On admire sans lunettes 3D.   Du bleu au vert la Madeira Dame Nature réalisatrice Un univers comme Pandora, Peu de touristes au box office.   Un scénar' simple, des scènes magiques Pas besoin d'écran de fumée Petit écrin écologique, Juste nos yeux émerveillés...    

Soirée autour du slamovare

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  Soirée autour du slamovare Le samovare ronronnait, La chambre était tiède L’atmosphère douceâtre Bougie : lumière ténue Elle avait accepté l’invitation Je rêvais d’une scène de nu Elle avait d’autres aspirations. C’était la porte ouverte à toutes les fenêtres Elle avait dressé l’étendard en pleine nature Si ce tableau pouvait nous faire renaitre De cet amour aux couleurs immatures. Le samovare vibrait : J’avais le corps-braquemard Et elle, elle conversait Avec les brocarts, les cerfs et les renards Elle s’épanouissait. Si l’amour est une île Je voulais que ce soit avec elle Comme un loubard puéril Je voulais vite passer à l’essentiel. Le samovard tressautait Alors, je sortis mon pinceau. Peignant les animaux contre mon gré Moi qui ne voulais que ma muse sur ce tableau. Affriolé de ce thé aphrodisiaque Ses formes s’excitaient sous ma palette Ma toile se transforma, démoniaque, Mon instrument se fit baguette Magiqu...

Avec un x

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Avec un x J’étais moi, j’étais chez moi. J’étais bien moi, j’étais bien chez moi. Des fleurs. Chatoyantes, attirantes, colorées. Mon cœur. Un enfant, une flamme, attiré. J’ai pris mon courage de gamin Des jours rapides aux lents demains Je n’ai pas reporté, peu importe mes doutes Face à tous ces chemins, j’ai choisi cette route. J’suis parti en chantant vers la jolie forêt Enchanté, j’ai remis mon équilibre en chantier En travaux tous ces obstacles qui entravent Délicieux parfums qui m’enivrent, qui me dépravent. Pris en flagrance délit, je perds la vérité Je mens, virgule, fonce, je rêve de clairière Une orée, de l’or, un horizon clair. Mais plus je chemine et plus le ciel se mine De crayons en nuages, le vert se décolore Les feuillages gris s’agglutinent En gloutons, ils dévorent le décor. J’ai laissé mon moi. J’ai bien délaissé mon moi. Des loups. Des cris, une meute. Affamée. Mes yeux. Paralysés, fixes. Terrorisés. Une course effrénée...